Tolérant ?

 

 

Si c’est comme ça qu’tu vois les choses, 

Restons en-là, c’est plus prudent, 

Sinon, j’te colle mon pied au prose, 

Dans la foulée, j’te pète les dents. 

 

Tu baignes dans l’inconsistance, 

Tes idées s’imprègnent de clichés, 

Tu dis vouloir prendre tes distances, 

En prenant un air inspiré. 

 

Tu t’évapores dans le futile, 

Comme un pet un peu trop sonore, 

Tes soupirs sont bien inutiles, 

Et puis on n’est jamais d’accord. 

 

Je crois en rien, tu crois en tout, 

T’aimes les chiens, j’préfère les chats, 

T’aimes le soleil au mois d’aôut, 

J’adore la neige et le verglas. 

 

Au bistro boul’vard des poivrots, 

Tu te remplis la panse de bière,

 Moi je préfère les apéros 

Pour entretenir mes ulcères. 

 

Je mate les nanas qui passent, 

Toi tu regardes leurs p’tits amis, 

T’es sucré comme de la mélasse, 

Je suis amère comme la vie. 

 

Tu respires en rose, pauvre cloche, 

Moi j’broie du noir, matin et soir, 

Tu dis qu’la vie est loin d’êt’e moche, 

Moi je nage dans le désespoir. 

 

On a beau être tolérant, 

Y’a des limites à la patience, 

Bougonnent ces deux chiens errants, 

Dans la ville des réjouissances.

 

 

Ju’âne Pedro  (19 octobre 2013)

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