Tiananmen

Tiananmen

Ils avaient simplement rêvé
D’un petit vent de liberté,
Même pas de révolution,
Mais d’un peu moins de corruption.
Pour avoir simplement rêvé
D’un petit vent de liberté,
Le pouvoir les a massacrés,
Bien sûr, en toute impunité.

Sur la place de Tiananmen,
Se souvenir est interdit
Et la cruauté inhumaine
Du pouvoir sombre dans l’oublie.
Sur la place de Tiananmen,
Le sang sèche depuis vingt ans,
Disparue la folie soudaine
Dans la fosse commune du temps.

Ils nous restent quelques images,
Un homme seul, face à un char,
Et puis des pudiques témoignages
Qui ne peuvent que nous émouvoir.
Depuis la Chine s’est enrichie,
Avec la croissance, tout va mieux,
On a évité l’anarchie
Soupirent les dirigeants, honteux.

Avec le silence pour complice,
Un impératif commercial
Gomme d’un trait le sacrifice
De ces jeunes tombés sous les balles.
Le parti est toujours vivant
Et la répression continue
Sous un drapeau teinté du sang
De ceux que l’espoir a perdus.

Ils avaient simplement rêvé
D’un petit vent de liberté,
Même pas de révolution,
Mais d’un peu moins de corruption.
Pour avoir simplement rêvé
D’un petit vent de liberté,
Le pouvoir les a massacrés,
Bien sûr, en toute impunité.

Ju’âne Pedro

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