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J' PENSE QU'A BOUFFER !

 

Mon petit plaisir à moi-même,

C’est de manger de bons p’tits plats,

Qui me grossissent ma bedaine,

Mais je m’en fous, j’aime trop ça !

J’pense qu’à bouffer !

J’pense qu’à bouffer !

Midi et soir, soir et midi !

J’pense qu’à bouffer !

J’pense qu’à bouffer !

Du dimanche jusqu’au samedi !

J’aime le bœuf du limousin,

Avec des frites bien croustillantes,

J’invite parfois les voisins,

On mange, on boit et puis on chante.

Avec un whisky comme dessert

Et une glace au caramel,

On se câline les viscères,

En rotant « Que la vie est belle ! »

J’pense qu’à bouffer !

J’pense qu’à bouffer !

Midi et soir, soir et midi !

J’pense qu’à bouffer !

J’pense qu’à bouffer !

Du dimanche jusqu’au samedi !

A peine sorti du restaurant,

Je rêve à mon prochain repas,

Avec un p’tit vin gouleyant

Et des acras et des acras.

Je lis les menus affichés

A la porte des concurrents,

Ce qui me fait trop saliver,

J’aimerai entrer sur le champ !

J’pense qu’à bouffer !

J’pense qu’à bouffer !

Midi et soir, soir et midi !

J’pense qu’à bouffer !

J’pense qu’à bouffer !

Du dimanche jusqu’au samedi !

Parlez-moi d’un homard breton,

Avec un tourteau bien rempli,

Pour continuer le gueuleton,

La balaise fondue de bœuf frit.

Et sans oublier le fromage,

Avec un bon vin de bourgogne,

Qui vous interdit d’être sage,

Tout en vous rougissant la trogne.

J’pense qu’à bouffer !

J’pense qu’à bouffer !

Midi et soir, soir et midi !

J’pense qu’à bouffer !

J’pense qu’à bouffer !

Du dimanche jusqu’au samedi !

Mon frère, un garçon raisonnable,

M’invite parfois à jeuner,

Une attitude vraiment minable,

Veut-il que je meure dans l’année ?

Du coup j’apporte un p’tit casse-croûte,

Avec du lard et du pâté,

Car il faut tenir coûte que coûte,

Face au coup bas de l’empaffé.

J’pense qu’à bouffer !

J’pense qu’à bouffer !

Midi et soir, soir et midi !

J’pense qu’à bouffer !

J’pense qu’à bouffer !

Du dimanche jusqu’au samedi !

Ju’âne Pedro

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