Otages ?

Otages ?

Sur la photo un corps fragile et en souffrance
Réveille les consciences un peu trop endormies,
L’image de détresse et de désespérance
Bouscule nos mémoires, que de crimes commis
Au nom de liberté, les luttes héroïques
Pour s’offrir le pouvoir de force et sans limite,
Génèrent des tyrans à l’âme despotique
Et les preneurs d’otages fusillent et décapitent.

Les causes les plus nobles deviennent roturières
Quand les armes employées sont quelques êtres humains,
Innocents, épuisés, bien loin de cette guerre,
Ignorants s’ils seront en vie le lendemain,
Craignant d’être oubliés dans le flot des médias,
La concurrence est rude et le monde en folie,
L’info se boit à la source de l’immédiat
Et la forte émotion doucement s’évanouit.

Passe passe le temps et les années défilent,
Les regards sont ailleurs pour d’autres tragédies,
Conflits, cruels combats forcément se profilent
Et le pays s’insurge soudain abasourdi,
Pour mieux s’ensommeiller dans son douillet confort,
Avec son lot d’horreurs comme son pouvoir d’achat
Et tous de s’agiter comme des sémaphores,
Retraite pour drapeau avec prêchi-prêcha.

Sur la photo un corps fragile et en souffrance
Réveille les consciences un peu trop endormies,
L’image de détresse et de désespérance
Bouscule nos mémoires et très vite on oublie.

La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, otage des Farc en Colombie depuis près de six ans. Bogota proposé mardi aux Farc l'ouverture de négociations directes sur la libération des otages retenus dans la jungle par les rebelles marxistes, discussions auxquelles la France pourrait être associée. /Image diffusée le 30 novembre 2007/REUTERS/Présidence colombienne

Jean-Pierre

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