Le printemps

Le printemps
 
Le printemps on s’en fout,
Les fleurs semblent bien pâles,
Tourne tourne la roue,
Tu pleures ou bien tu râles,
Les nuages s’amoncellent
Mais viendra-t-il l'orage ?
Les yeux levés au ciel,
Faudra-t-il rester sage ?
 
Décidemment les cons
Auront toujours raison.
 
Si le soleil rayonne
En ces matins d’avril,
Si les arbres bourgeonnent
En promesses futiles,
L’hiver massacrera
Ce tableau luxuriant,
Grouillent grouillent les rats,
La vie c’est épatant.
 
Décidemment les cons
Auront toujours raison.
 
L’éphémère s’affiche
Comme une éternité
Et chacun dans sa niche
Protège sa sainteté,
Entasse quelques graines
Pour survivre au temps froid,
Tant pis pour la gangrène,
Gloire au chacun pour soi.
 
Décidemment les cons
Auront toujours raison.
 
Ils s’exposent sans pudeur,
Suffisants et minables,
Tous ces cons ravageurs,
Bien sûr irréprochables,
Ils dévorent les récoltes
En toute impunité,
D’un geste désinvolte
Te bousillent la santé.
 
Décidemment les cons
Auront toujours raison.
 
Le printemps on s’en fout,
Les fleurs semblent bien pâles,
Tourne tourne la roue,
Tu pleures ou bien tu râles,
Les nuages s’amoncellent
Mais viendra-t-il l'orage ?
Les yeux levés au ciel,
Faudra-t-il  rester sage ?
 
Ju'âne Pedro

 

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