La branlée

La branlée

Ah la branlée qu’on a reçu,
Le message, je l’ai bien perçu,
Mais il faut voir la vie en rose,
Comme la France, couleur morose.

Moi Nicolas, je vous promets,
De ne rien changer au programme,
Défilez tous au mois de mai,
Je m’en fous, je n’vends pas mon âme.

Je suis le président du pays de chez nous,
Oh ma jolie Carla, on va sauver le monde,
Avec l’identité nationale sur les g’noux,
Votez votez pour moi douce France profonde !

Je vais remaquiller mon fier gouvernement,
Bien habiller Fillon en social démocrate,
L’UMP unanime, hurle passionnément,
Sa plus dévote foi en tous les technocrates.

Si vos usines pleurent tout en crise de larme,
Je serais toujours là, moi le preux chevalier,
Pour promettre la lune dans un joyeux vacarme,
Aux ouvriers bien tristes, fortement contrariés.

Et devant les médias, vive l’agitation,
Mes propos péremptoires chasseront l’ouverture,
Car ma majorité chante  protestation,
Ces cons de députés veulent jouer les durs.

Les sondages sont en berne, ma popularité
Bien fragile s’écroule comme un château de carte,
Provoquant sans vergogne, partout, l’hilarité,
C’est la bérézina à la sauce Bonaparte.

Malgré c’la électeurs à l’urne motivée,
Vous m’élirez sans doute à nouveau président
Car il n’y a que moi qui sait vous faire rêver,
Chante chante Carla, ma gloire pour milles ans !

Ah la branlée qu’on a reçu,
Le message, je l’ai bien perçu,
Mais il faut voir la vie en rose,
Comme la France, couleur morose.

Moi Nicolas, je vous promets,
De ne rien changer au programme,
Défilez tous au mois de mai,
Je m’en fous, je n’vends pas mon âme.

Ju’âne Pedro

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