L'infirmière

L'infirmière

 

 

Je suis infirmière d'entreprise,

Je flâne dans les ateliers,

Pour rechercher les mines grises

Et soigner quelques fous à lier.

Ce n'est pas rien, il faut me croire,

De virer les désespérances,

En distillant un peu d'espoir

Au milieu de nombreuses souffrances.

 

 

L'âme est ainsi,

Si peu docile,

Tout en souci,

Et si fragile.

 

 

Il en faut des médicaments,

Bien dosés en futilité,

Pour supporter les p'tits tourments

Qui ne sont que banalités.

Des injections sans retenue,

Pour guérir les pathologies

Qui vous enverraient dans les nues,

Où dans un jardin « Ici gît ».

 

 

L'âme est ainsi,

Si peu docile,

Tout en souci,

Et si fragile.

 

 

Les errances ne se racontent plus,

Elles se devinent dans les regards,

Il faut agir en continu,

Avec tact et beaucoup d'égards.

Car les fragilités refusent

Les mains qui se tendent parfois,

Le temps se traîne et souvent use

Les vagues souvenirs de foi.

 

 

L'âme est ainsi,

Si peu docile,

Tout en souci,

Et si fragile.

 

 

Je suis infirmière planétaire,

Je flâne dans le monde entier,

Avec ma trousse rudimentaire,

J'exerce mon sacré métier.

La folie des hommes est partout,

Elle s'affiche sur nos écrans,

Finalement tout l'monde s'en fout,

L'important c'est d'être vivant.

 

 

L'âme est ainsi,

Si peu docile,

Tout en souci,

Et si futile.

 

 

Ju'âne Pedro

 

 

 

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