Bonjour

 

Bonjour

 

C’est fatigant de dire bonjour,

Tous les matins au petit jour,

Un effort quasi surhumain

Que de devoir serrer  des mains.

Que de ruses pour éviter

Ce geste de banalité ,

C’est fatigant, c’est dégoûtant,

Même en mettant une paire de gants.

 

Eh oui le bonjourisme s’étiole,

Mais bon, c’est tant pis pour no’te fiole !

 

Et les regards de se croiser

Sans un signe histoire de causer,

Il  y a certain’ment  mieux à faire

Que de se la jouer bonne manière.

Je me fous bien de ce passant,

Avec son vieux chien repoussant,

C’est fatigant, c’est énervant,

Les bonjours au soleil levant.

 

Eh oui le bonjourisme s’étiole,

Mais bon, c’est tant pis pour no’te fiole !

 

A l’usine, dans les ateliers,

On regarde ses petits souliers,

Un bon moyen pour éviter

La moindre des complicités.

Le regard se perd dans l’ennui ,

Comme un gros cafard dans la nuit,

C’est fatigant, désespérant,

Que de devoir rire tout l’temps.

 

Eh oui le bonjourisme s’étiole,

Mais bon, c’est tant pis pour no’te fiole !

 

Plus personne ne se congratule

De peur de chopper des pustules,

C’est le syndrome de la grippe,

La faute à  Bach’lot, nom d’une pipe.

Et l’on balance la déférence

Pour installer l’indifférence,

C’est fatigant de dire bonjour,

Tous les matins au petit jour.

 

Eh oui le bonjourisme s’étiole,

Mais bon, c’est tant pis pour no’te fiole !

 

Ju’âne Pedro

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