Logique de guerre

Sitois! Sitoises

      

Un site ennemi a bombardé les plus belles

 pages de notre cher et doux pays 'âneries'!

Ce crime contre la dérision sera puni sans faiblesse.

L'armée sitoise mobilisée connaît son devoir!

Le goret attend vos euros!

Sauvons le site, notre site!

Vive la république des 'âneries'!

 

       

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           Victoire

                           

                                          

 

 

                                                                       

                                            

 

                                                                                       

                                          

 

Commentaires (1)

1. Jean-Pierre 18/04/2005

La guerre

Les bombardiers vrombissent et larguent leurs souffrances
Qui embrasent le sol et écrasent le village.
Le firmament s’éclaire, furieuse incandescence,
Et à coup de tonnerre la bataille fait rage.

« Allez ne traînez pas et baissez donc la tête »,
S’écrit notre sergent qui commande la section.
« Aux maudits fridolins nous allons faire leur fête,
C’est enfin notre tour de passer à l’action ».

Des tirs de mortiers nous font embrasser la boue
Qui moule nos visages comme pour un souvenir.
Impitoyablement notre chef nous rabroue
En hurlant : « A l’attaque, pas question de dormir ».

Le fusil à la main, peur au ventre nous rampons
Vers les soldats allemands armés de mitrailleuses.
Les balles sifflent mais pourtant il nous faut prendre ce pont
Nous ordonne le sous-off avec une mine hargneuse.

La mort est à la noce et fauche allègrement
Nos pauvres camarades qui tombent et tombent encore.
Et les balles percent les corps inertes, sanguinolents,
Corps que l’on abandonne à leur bien triste sort.

J’entends des voix teutonnes qui rugissent près de moi,
Alors sans réfléchir je lance plusieurs grenades.
L’engin de mort se tait dans un immense feu d’joie,
Le sergent me sourit malgré son air maussade.

Les quelques survivants se retirent sous nos balles
Mais nous les abattons un à un sans pitié.
Ils plongent dans les ténèbres en amont, en aval,
Ils ont lâché leurs armes, affolés, paniqués.

Le soleil s’est levé, nous scrutons la rivière,
Des cadavres des deux bords flottent sur les eaux sombres.
La victoire est totale mais nous sommes bien amers
Car ce violent combat a tué en grand nombre.

Soudain une explosion, un cri, un hurlement,
Mes jambes sont arrachées par une putain de mine.
Je me vois étendu, bouche ouverte, sur le flanc,
Mes yeux sont révulsés et ma vie se débine.

Et en guise de simple épitaphe, « You are dead ! »
Et ses deux petits mots laconiques « Game over »
S’inscrivent sur l’écran noir pendant que je décède.
Mais j’appuie sur une touche, c’est à nouveau la guerre.


Soldat Martin




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