Le patron II

Le patron II

Mon homme  volatilisé,
C’la m’a franch’ment traumatisé,
Et mon pauvre petit cœur rime
Avec désespoir et déprime.
Mon homme  volatilisé,
C’la m’à franch’ment traumatisé,
Allez reviens mon gros minou, 
Je te  le demande à genoux !!!!

Fallait le voir dans son usine,
Doux comme un  morceau de feutrine,
Jamais un mot plus haut que l’autre,
Il était saint comme un apôtre.
Comme ses ouvriers l’aimaient,
Jamais de grève, oh non jamais,
Pas la moindre revendication,
Un seul mot d’ordre, la soumission.

Où est passé l’patron
Se demandent dans l’usine
Les ouvriers inquiets ?
Où est passé l’patron,
Ah ça les turlupine,
Ils sont tous aux aguets !

Il était grand, il était beau,
Il sentait si bon le vin chaud,
Tous lui offraient avec bonheur
Des heures toujours encore des heures.
Bien sur quand il les licenciait,
Evidemment avec regret,
C’était d’un mot tout en tendresse
Avec parfois une main aux fesses.

Tous ensemble rongés par l’angoisse,
Avec le curé d’la paroisse,
Prions les dieux avec ferveur,
En frappant notre triste cœur.
Je préside les cérémonies
Car seul, j’avoue que je m’ennuie
Et s’il me faut le remplacer,
Autant commencer à chercher.

Où est passé l’patron
Se demandent dans l’usine
Les ouvriers inquiets ?
Où est passé l’patron,
Ah ça les turlupine,
Ils sont tous aux aguets !

Peut-être est-il à Bornéo,
Sur un yacht d’un millions d’euros,
En train de sabrer le champagne
Avec sa nouvelle compagne. 
Certes il mérite bien sa retraite, 
Lui qu'a fait marner comme des bêtes
Ses ouvriers dociles et sages,
Dans une ambiance d’un autre âge.


Moi sa femme suis au désespoir,
Pour chasser toutes mes idées noires,
Dans l’atelier je les  taquine
Les beaux p'tits gars de mon usine.
Alors la  productivité s'affole, 
Je suis une patronne  rock and roll,
Tous oublient le vilain patron
Parti avec un tas d’ pognon.


Reste où tu es patron
Déclament  dans l’usine
Les ouvriers bien gais !
Reste où tu es patron,
On aime mieux ta copine,
Pitié, reste où tu es !!!


Mon homme volatilisé,
C’la m’a pas tant traumatisé,
Mon  petit cœur à plein régime,
Chasse l’éphèbe le plus sublime.
Mon homme  volatilisé,
C’la m’a pas tant traumatisé,
Allez pitié mon gros minou, 
Fous nous la paix, reste dans ton trou !!!!
Allez pitié mon gros minou, 
Fous nous la paix, reste dans ton trou !!!!

Jean-Pierre hihan !!!

Commentaires (1)

1. Roméo 25/08/2007

Ah, c'est si beau l'amour vache !

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