Pommes

Pommes

Les jolies pommes à couteau
Se remaquillent pour l’automne,
Elles seront assez mûres bientôt,
Sur le pommier elles se cramponnent.
En attendant leur triste fin,
Elles s’amusent les coquines,
Tout en riant soir et matin,
Les jolies pommes se taquinent.

Un vieux trognon un rien revêche,
Pourrit au milieu des fruits sains,
Il a la peau ridée et sèche
Et le caractère d’un oursin.
Il a toujours l’air contrarié
Et ne parle plus à personne
Sauf quand il se met à brailler,
Le vieux trognon vénère bougonne.

La pourriture est contagieuse
Et  contamine les goldens,
Qui deviennent flasques et spongieuses,
Contrair’ment au fruit de l’Eden.
Plus envie de croquer la pomme,
Les humains sont bien taciturnes,
La sinistrose au maximum,
La pourriture devient nocturne.

Tout cela à cause d’un trognon
Qui génère la désespérance,
Un vieux con et de plus grognon,
Qui vous fout l’moral en partance.
Dans les herbes humides de l’automne,
Quelques pépins germent l’espoir,
Elle va renaître la déconne,
Le rire ne meurt pas, c’est notoire.

Ju’âne Pedro

 hihan !

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