Pauvre patron !

Pauvre patron !

J’étais un patron harcelé
Par mon personnel exploiteur
De ma trop généreuse bonté,
Ah je déprime, main sur le cœur.
J’étais pourtant très populaire
Quand je frappais d’un pied précis
Les cartons et autre containers,
Avec quelques buts réussis.

Reste où tu es patron
Déclame dans l’usine
Le personnel ingrat.
Reste où tu es patron,
Avec ta tite copine,
Pitié, ne reviens pas !

Avec ma tendre Boucle d’or,
Je régnais avec mansuétude
En m’agitant comme sémaphore
Sans jamais la moindre lassitude.
Si par malheur je licenciais,
C’était toujours à contre fiel,
Evidemment je m’efforçais
De verser une larme virtuelle.

Reste où tu es patron
Déclame dans l’usine
Le personnel ingrat.
Reste où tu es patron,
Avec ta tite copine,
Pitié, ne reviens pas !

Aidez moi braves ouvriers
Et flattez moi d’un verbe haut,
Vous ne devez point oublier
Mes sept ans d’amour, non mais oh !
J’ai fait don de mon aptitude
A vous soutenir sans compter,
La philanthropique attitude,
J’en suis bien mal récompensé.

Reste où tu es patron
Déclame dans l’usine
Le personnel ingrat.
Reste où tu es patron,
Avec ta tite copine,
Pitié, ne reviens pas !

Mis au ban de la société,
Mon âme est brisée comme la ligne,
Moi qui refusais d’m’augmenter,
J’ai plus d’pognon, ah c’est la guigne.
Je reviendrais, je vous le jure,
Avec ma tendre Boucle d’or,
Cette idée, j’espère, vous procure
Un indicible réconfort.

Reste où tu es patron
Déclame dans l’usine
Le personnel ingrat.
Reste où tu es patron,
Avec ta tite copine,
Pitié, ne reviens pas !

Ju’âne Pedro chut !

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