Marie-Rose

Marie-Rose

Elle chante  dans  les boxons
De tendres et  jolies chansons,
Avec son julot du moment,
Qui se nomme je crois Clément.
Entre eux oh c’est  le grand amour,
Sur scène ils se font  des mamours,
Devant tout un public  aux anges
Qui ne tarit  pas de louange.

L’accordéon braille ce soir,
A vous fusiller les tympans,
Mais tout le monde doit s’asseoir,
Sinon, une claque dans les dents.

Vêtue d’une robe à froufrou,
Importée sans doute de Corfou,
Elle entonne le petit vin blanc,
Devant ses gras et chers clients.
La Marie-Rose veille au grain
En amassant dans ses grosses mains,
Ses billets de banques préférés
Qu’elle aime tant récupérer.

Les bouchons volent dans le bar,
A vous fusiller les tympans,
Mais tout le monde doit s’asseoir,
Sinon, une claque dans les dents.

La belle enfin  se déshabille
En s’tortillant comme une  anguille
Et s’offre à son gentil Julot
Qui l’honore sans lui dire un mot.
Les mâles dans la salle s’excitent,
Le sexe  dur comme  l’anthracite,
Les lumières caressent les corps,
La salle applaudit très très fort.

Les boutons pètent dans le noir
A vous fusiller les tympans,
Mais tout le monde doit s’asseoir,
Sinon, une claque dans les dents.

Elle chante dans  les boxons
De tendres et  jolies chansons,
Avec son julot du moment,
Qui se nomme je crois Clément.
Entre eux oh c’est le grand amour,
Sur scène ils se font  des mamours,
Devant tout un public  aux anges
Qui ne tarit pas de louange.

 Ju'âne Pedro

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