Centenaire

Centenaire

Le silence s’installe dans un coin sombre et triste,
La foule évaporée laisse bien seul l’artiste,
Il pleut des souvenirs, tourne tourne la page,
Le temps chasse l’envie et les sursauts de rage.

Le gris te va si bien,
Tes petits pas menus,
Ton déambulateur…
Le gris, mine de rien,
Ton visage chenu,
Font battre mon vieux cœur.

Les cent ans promis par la gente médicale,
Impitoyablement, tout doucement s’installe,
Mémoire facétieuse réinvente les vies,
Tandis-que la faucheuse attend sur le parvis.

Le gris te va si bien,
Tes petits pas menus,
Ton déambulateur…
Le gris, mine de rien,
Ton visage chenu,
Font battre mon vieux cœur.

Chaque homme est un chef-d’œuvre, mais cette mécanique
Se grippe au fil des ans, pour finir en clinique,
Loin du tendre et doux nid d’une saine existence,
Avec à l’âme doute, rêve de renaissance.

Le gris te va si bien,
Tes petits pas menus,
Ton déambulateur…
Le gris, mine de rien,
Ton visage chenu,
Font battre mon vieux cœur.

Le silence s’installe dans un coin sombre et triste,
La foule évaporée laisse bien seul l’artiste,
Des fleurs déjà fanées se dessèchent au soleil,
Voici enfin le temps de l’éternel sommeil.

Le gris t’allait si bien,
Tes petits pas menus,
Ton déambulateur…
Le gris, mine de rien,
Ton visage chenu,
Faisaient battre mon cœur.

Ju'âne Pedro

Le gris t’allait si bien,

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