Ah enfin !!!!!!!!

                        

 

     Ecoute !!!

                                

 

    Ah enfin !!!!!

  

 

 

 

C’est fini, c’est le dernier jour

De travail pour le brave Alain ,

Ces dernières heures il les savoure

Comme on déguste un bon vin.

Il a pris le p’tit escabeau

Et un chiffon couleur vieux rose,

Il gratte encore , met le turbo,

C’est un champion, un virtuose !

 

Mais qui va briquer ma cabine

Quand je serais  à la retraite,

Oh certainement point la fouine,

Ah bon sang quelle grave prise de tête.

 

Il effleure la hotte aspirante

D’un doigt affectueux et très tendre,

Elle est si belle, elle est brillante,

Mais hélas elle n’est pas à vendre.

Blanche comme un voile de mariée,

Elle ronronne sous ses douceurs,

Certes il y a fort à parier

Qu’ils se séparent à contre cœur.

 

Mais qui va briquer ma cabine

Quand je serais  à la retraite,

Pas trop compter sur les copines

Ah bon sang quelle grave prise de tête.

 

Autour de la grise table ronde,

Les chevaliers de la soudure,

De compliments Alain, inondent,

Avec emphase et démesure.

Le sémillant chef d’atelier

Salue l’ouvrier exemplaire

Qui connaît si bien son métier,

Mais Alain semble un rien vénère.

 

Mais qui va briquer ma cabine

Quand je serais  à la retraite,

Nom d'un chien , ça me turlupine ,

Ah bon sang quelle grave prise de tête.

 

Pourra-t-il juste venir la voir,

Sans déranger ses camarades,

Il pass’ra le chiffon dare dare

Il ne faut pas qu’elle se dégrade.

Mais le responsable implacable

Lui refuse cette petite faveur,

Une décision abominable,

Notre chef est une vraie terreur.

 

Mais qui va briquer ma cabine

Quand je serais  à la retraite,

J’en ai le moral qui patine,

Ah bon sang quelle grave prise de tête.

 

Dans sa jolie maison d’retraite,

Alain fête , gaillard, ses cent ans,

Il a encore l’âme guillerette

Et s’offre encore bien du bon temps.

Ses anciens collègues de boulots

Bien sur ne l’ont pas oublié

Et lui offre un très joli pot

D’échappement dédicacé.

 

Mais qui a briqué ma cabine

Pendant ma longue et douce retraite,

Oh certainement point la fouine,

Ah bon sang quelle grave prise de tête !

 

 

 


  Jean-Pierre Georget

 

     

 

      

 

                                                                                                                                       

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